La nouvelle réglementation azerbaïdjanaise interdit l'entrée des filles voilées à l'école, les protestations réprimées par des arrestations et le contrôle des plateformes
L'Azerbaïdjan interdit, au nom de l'uniformisation de la tenue scolaire, l'entrée des filles portant le voile à l'école, provoquant des manifestations d'enseignants et d'élèves. Selon Al Jazeera, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées lors des manifestations et plusieurs réseaux sociaux connaissent des interruptions de service, mais l'ampleur exacte reste à préciser.
La nouvelle réglementation azerbaïdjanaise sur la tenue scolaire interdit l'accès des campus aux filles portant le voile. Selon un reportage d'Al Jazeera daté du 12 octobre, cette mesure a suscité des manifestations continues d'enseignants et d'élèves, accompagnées d'une répression simultanée par des arrestations policières et des coupures de plateformes sociales.
Le reportage, citant des sources concernées, indique que plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées lors des manifestations, mais le chiffre exact n'a pas été confirmé publiquement par les autorités. Dans le même temps, des utilisateurs signalent des interruptions de service sur plusieurs plateformes de réseaux sociaux, mais on ignore pour l'instant quelles plateformes sont concernées et quelle est l'étendue de ces perturbations.
La nouvelle réglementation invoque l'« uniformisation » comme motif administratif pour intégrer dans le champ des ordres administratifs des tenues religieuses qui relèvent du choix personnel et familial. Dans une région du Caucase du Sud où l'expression religieuse est déjà sensible, quel que soit le nom de « modernisation » ou de « bon ordre vestimentaire scolaire » dont on l'habille, le fait de maintenir à la porte des écoles les marqueurs religieux quotidiens des filles constitue une érosion administrative des droits fondamentaux d'une minorité. Quant aux fondements juridiques précis et aux explications officielles de cette politique éducative majeure, il n'existe à l'heure actuelle aucune information publique vérifiable — par quelles procédures et avec quelle autorisation cette politique est passée à l'exécution, cela devrait faire l'objet d'un examen public.
La descente d'enseignants et d'élèves dans la rue est une réponse légitime à l'autoritarisme administratif. La réponse des autorités pointe pourtant vers les arrestations et la coupure des plateformes : resserrer l'expression dans l'espace public, resserrer la connexion dans l'espace numérique. Si des détails tels que le nombre d'arrestations et l'étendue des perturbations des plateformes restent incertains, l'orientation même de la réponse est déjà révélatrice.
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