La police indienne interpelle le dirigeant du « Parti du peuple cafard » à la veille d'une vaste manifestation ; un universitaire qualifie cet acte d'« sans précédent »
La police indienne a interpellé Abhijeet Dipke, le dirigeant du mouvement politique satirique « Parti du peuple cafard », à la veille de la vaste manifestation que ce parti prévoyait d'organiser contre la Commission électorale. Subir Sinha, directeur de l'Institut d'études sud-asiatiques de la SOAS de l'Université de Londres, a qualifié cet acte d'« sans précédent » dans un entretien accordé à France 24, soulevant des inquiétudes quant au resserrement continu de l'espace consacré à l'expression
Selon France 24, la police indienne a interpellé samedi Abhijeet Dipke, le dirigeant du mouvement politique satirique « Parti du peuple cafard » (Cockroach Janta Party). Le parti affirme que cette interpellation a eu lieu à la veille de la vaste manifestation qu'il prévoyait d'organiser contre la Commission électorale indienne.
« Sans précédent », a décrit cette interpellation Subir Sinha, directeur de l'Institut d'études sud-asiatiques de la SOAS (School of Oriental and African Studies) de l'Université de Londres, cité par France 24. Le parti se revendique du « cafard » pour défier de manière satirique l'establishment politique indien. Le fait que l'organisateur d'une manifestation qui n'a pas encore eu lieu et qui ne revêt qu'une forme d'expression satirique ait été interpellé de manière préventive soumet simultanément à examen les limites de l'expression politique et celles de l'espace de rassemblement public.
Les bases juridiques précises et les charges retenues contre Dipke lors de son interpellation restent à ce jour floues ; ni la police indienne ni la Commission électorale n'ont fourni d'explications supplémentaires dans le reportage de France 24. On ne dispose pas non plus d'informations complémentaires sur la question de savoir si la manifestation prévue par le parti s'est tenue comme prévu.
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