Monde et sécurité

Une frappe de drone israélien à Hermel au Liban fait six blessés

Selon Al Jazeera, une frappe de drone israélien dans la région d'Hermel, au Liban, près de la frontière syrienne, a fait six blessés, dont cinq de nationalité syrienne. L'incident survient alors qu'Israël viole l'accord de cessez-le-feu libano-israélien de juin en menant des frappes transfrontalières continues, illustrant le mode d'action récurrent qui s'est traduit par des centaines d'opérations militaires israéliennes contre la Syrie depuis la chute du régime d'Assad fin 2024.

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L'armée israélienne a frappé vendredi par drone la région d'Hermel, dans l'est du Liban — près de la frontière syrienne — faisant six blessés. Al Jazeera, citant le ministère libanais de la Santé, a précisé que les blessés comprenaient cinq personnes de nationalité syrienne (dont deux femmes) et un Libanais.

L'agence de presse nationale libanaise a rapporté que la frappe de drone visait un véhicule. L'agence a ajouté que la région était largement épargnée depuis la conclusion de l'accord de cessez-le-feu libano-israélien en juin.

L'armée israélienne a ensuite affirmé avoir visé « un terroriste syrien agissant sur les ordres du régime iranien », l'accusant d'avoir « planifié et fait avancer » des opérations contre les forces israéliennes dans le sud de la Syrie. Cette affirmation n'a pas été corroborée par des sources indépendantes.

La frappe d'Hermel s'inscrit dans le模式 des frappes transfrontalières persistantes après l'accord de cessez-le-feu. Al Jazeera a rapporté qu'Israël avait mené des centaines de frappes contre la Syrie depuis la chute du dirigeant syrien Bachar el-Assad en décembre 2024. Les forces israéliennes sont entrées dans la zone tampon syro-israélienne, auparavant surveillée par les patrouilles de l'ONU dans le cadre de l'accord de 1974, et ont mené à plusieurs reprises des opérations en profondeur à l'intérieur du territoire syrien, au cours desquelles des habitants locaux auraient été détenus. Du côté libanais, les frappes israéliennes ne se sont pas non plus arrêtées depuis l'accord de cessez-le-feu de juin. Israël a publiquement déclaré qu'il maintiendra une présence militaire à long terme dans les prétendues « zones de sécurité » des deux côtés de la frontière syro-libanaise.

Le président syrien Ahmed Charaa a critiqué directement ces opérations militaires le mois dernier à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies. Dans son intervention, il a déclaré : « Nous rejetons les tentatives d'Israël de créer unilatéralement des faits accomplis, et nous rejetons ses actes d'agression qui sapent la paix et la sécurité. » Charaa a cité des données selon lesquelles Israël a mené en Syrie « 500 frappes aériennes, plus de 1 200 incursions et 300 détentions », et a appelé Israël à se retirer du territoire syrien et la communauté internationale à mettre en œuvre l'accord de 1974.

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