Monde et sécurité

L'Iran, tout en soutenant les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite, propose activement sa médiation

Selon le New York Times, l'Iran propose sa médiation entre les Houthis du Yémen et l'Arabie saoudite, alors que l'Iran lui-même est depuis longtemps un soutien majeur des Houthis. L'Arabie saoudite fait face à des attaques « de plus en plus meurtrières » des Houthis, et la contradiction du rôle de « partie au conflit et médiateur » expose le déséquilibre entre pouvoir et responsabilité dans le jeu d'influence régional.

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TRUTH ERA

Selon le New York Times, l'Iran a activement proposé de servir de médiateur entre les Houthis du Yémen et l'Arabie saoudite. Le journal souligne que l'Arabie saoudite fait face à des attaques « de plus en plus meurtrières » de la part des Houthis, et que l'Iran « soutient depuis longtemps » cette milice yéménite. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fait ces déclarations plus tôt ce mois-ci à Téhéran.

Le médiateur étant également le soutien de coulisses du conflit, la contradiction saute aux yeux. L'intensité des frappes des Houthis contre des cibles situées sur le territoire saoudien n'a cessé d'augmenter ces dernières années, et c'est de là que vient la pression sécuritaire qui pèse sur l'Arabie saoudite. L'Iran se présentant à présent comme médiateur, quel que soit son calcul stratégique, ne peut contourner une question fondamentale : un acteur qui soutient depuis longtemps l'une des forces armées les plus meurtrières de la région peut-il, en qualité de partie neutre, piloter un cessez-le-feu ?

Les flammes de la guerre au Yémen se poursuivent jusqu'à aujourd'hui ; l'intervention prolongée de puissances extérieures a façonné la structure sécuritaire de la région, dont le coût sécuritaire supporté par l'Arabie saoudite n'est qu'un volet. La posture de médiation de l'Iran constitue à la fois une nouvelle variable dans la configuration des forces régionales et une définition active de son propre rôle dans la région ; reste à voir si cette posture sera acceptée par l'Arabie saoudite et par les Houthis.

Le bref reportage du New York Times n'a pas encore divulgué le contenu précis de la proposition de médiation iranienne, la chronologie complète, ni les positions respectives de l'Arabie saoudite et des Houthis.

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