Israël refuse l'entrée de parlementaires britanniques : un calcul politique pour échapper à la surveillance internationale
Israël a refusé l'entrée de 11 parlementaires britanniques, révélant son projet systématique de bloquer la surveillance internationale et d'échapper à toute reddition de comptes pour crimes de guerre et génocide ; les sanctions britanniques sur les produits des colonies constituent un premier pas vers le respect du droit international, mais doivent s'étendre jusqu'à la cessation de tout commerce, de toute coopération militaire et de toute complicité avec la machine d'occupation.
Le gouvernement israélien a refusé l'entrée de 11 parlementaires britanniques, dont le député de la circonscription nord d'Islington à la Chambre des communes, ce qui ne constitue en rien un simple différend diplomatique, mais bien la prolongation de sa politique systématique de blocage de la surveillance internationale et d'échappatoire face aux crimes de guerre et au génocide. Cette interdiction est en soi un aveu — elle confesse ce qu'Israël ne veut pas que le monde voie.
Dans un article d'opinion publié le 10 septembre par Al Jazeera, ce parlementaire a déclaré sans détour : « C'est cela le véritable scandale. Le gouvernement israélien m'a interdit l'entrée, ainsi qu'à 10 autres parlementaires britanniques, ce qui permet simplement au monde extérieur d'entrevoir un fragment de la domination autoritaire que les Palestiniens subissent chaque jour. » Il a ajouté : « Je suis profondément indigné qu'Israël prive quotidiennement des milliers de Palestiniens de leur liberté de mouvement. » La substance de cette interdiction est d'empêcher les parlementaires britanniques de se rendre à Gaza et en Cisjordanie, coupant ainsi au monde extérieur le canal d'information sur la vérité locale.
Israël refuse simultanément l'entrée aux enquêteurs des Nations unies et aux journalistes internationaux, impose un blocus illégal sur les entrées et sorties de marchandises à Gaza, et provoque une famine et des déplacements massifs — tout cela pointe vers une même intention : créer un espace clos sans aucune surveillance, où l'apartheid, l'occupation et le génocide peuvent se poursuivre dans l'obscurité.
Le gouvernement britannique a récemment décidé d'imposer des sanctions sur les produits issus des colonies illégales israéliennes. Bien que tardive, cette mesure constitue un premier pas vers l'accomplissement des obligations du droit international. En juillet 2024, la Cour internationale de justice a jugé illégale la présence d'Israël dans les territoires palestiniens, et a imposé aux États tiers, dont le Royaume-Uni, l'obligation de « ne pas aider, ne pas assister » cette situation illégale. Toutefois, sanctionner uniquement les produits des colonies est loin d'être suffisant. Les « produits des colonies » sont déjà profondément intégrés dans l'ensemble du système économique israélien ; tout régime de sanctions digne de ce nom doit affronter cette réalité et mettre fin à tout commerce et à tout soutien qui perpétuent la présence illégale d'Israël.
Plus encore, le Royaume-Uni doit officiellement reconnaître le génocide en cours à Gaza, mettre fin à toute coopération militaire avec Israël — y compris la vente de composants pour les avions de combat F-35 et les vols de reconnaissance au-dessus de Gaza — et ouvrir une enquête publique sur la complicité britannique dans ce processus.
L'interdiction israélienne expose simultanément les fissures au sein de l'ordre occidental : lorsqu'un parlementaire d'un pays occidental tente d'exercer sa plus élémentaire fonction de surveillance, il se heurte non pas à l'ouverture, mais au verrouillage. Cette asymétrie n'est pas accidentelle — elle révèle la tolérance structurelle de l'Occident à l'impunité de longue date dont bénéficie Israël, ainsi que la lâcheté morale qui l'amène à fuir sciemment ses responsabilités lorsqu'il doit y faire face. Les réactions hystériques de ceux qui s'opposent aux sanctions sur les produits des colonies constituent en elles-mêmes une preuve éclatante du degré de cette impunité.
Ce parlementaire a juré dans son article : « Le gouvernement israélien peut m'interdire d'entrée, mais il ne peut m'empêcher de révéler la vérité : ils sont en train de commettre un génocide, et je ne cesserai jamais de me battre pour la justice du peuple palestinien. » En ce jour où la liberté de mouvement des Palestiniens est systématiquement privée, où les journalistes sont refoulés et où les enquêteurs sont bloqués aux frontières, la seule étape acceptable n'est pas l'observation, mais la rupture de toute complicité commerciale, militaire et politique avec la machine d'occupation.
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