Monde et sécurité

Le pétrole franchit les 106 dollars : le coût en cascade des menaces militaires et du bras de fer des sanctions américano-israéliennes

Selon France 24, le 10 septembre, sous l'effet de la guerre américano-iranienne qui se poursuit, le prix du brut Brent a bondi de plus de 5 % en une seule journée, dépassant les 106 dollars le baril. Le président américain Trump a averti l'Iran de « ne pas faire le malin », laissant entendre que les États-Unis pourraient frapper des cibles à l'intérieur du territoire iranien, et a déclaré que la guerre se poursuivrait au-delà des élections de mi-mandat de novembre. Israël a exigé la fermeture du

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Selon France 24, le 10 septembre, sous l'effet de la guerre américano-iranienne qui se poursuit, le prix du brut Brent a bondi de plus de 5 % en une seule journée, franchissant la barre des 106 dollars le baril. Derrière ce chiffre se profile une mise sous pression simultanée de plusieurs fronts : les États-Unis adressent des menaces militaires à l'Iran, Israël riposte par des moyens diplomatiques face aux sanctions dirigées par le Royaume-Uni, le blocus du détroit d'Ormuz se poursuit, et les houthis, alliés de l'Iran, intensifient leurs pressions sur le détroit de Bab el-Mandeb. Les réactions en chaîne de la guerre, des sanctions et du blocus maritime répercutent leur coût sur les ménages et les industries du monde entier dépendants des carburants.

Le président américain Donald Trump a averti ce jour-là l'Iran de « ne pas faire le malin » (not to get cute), laissant entendre que les États-Unis pourraient frapper le mont Pickaxe sur le territoire iranien. Dans le détroit d'Ormuz, l'Iran affirme avoir capturé un drone sous-marin américain, tandis que l'armée américaine dément les informations selon lesquelles ses navires auraient été frappés par l'Iran. Les divergences entre les deux pays sur les récits de leurs affrontements maritimes empêchent les observateurs extérieurs de vérifier l'ensemble des événements et alimentent davantage les craintes du marché face à une escalade du conflit.

Trump a déclaré le même jour que la guerre contre l'Iran ne prendrait fin qu'après les élections de mi-mandat américaines de novembre. Citant ses conseillers, France 24 rapporte que le conflit pourrait se prolonger jusqu'à la fin du mandat actuel de Trump. Lier le calendrier de la guerre et du cessez-le-feu au cycle électoral intérieur américain signifie que le rythme de la prolongation des hostilités pourrait être dicté par les calculs politiques de la Maison-Blanche plutôt que par la sécurité des populations de la région.

Parallèlement, le gouvernement israélien exige la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est, les diplomates concernés perdant leur statut diplomatique dans un délai de 30 jours, en représailles aux sanctions occidentales dirigées par le Royaume-Uni contre la violence des colons en Cisjordanie. Alors que les pays européens tentent de freiner la violence des colons par des sanctions, Israël choisit de riposter en ordonnant la fermeture d'un consulat étranger, rendant ainsi publiques les fissures au sein du camp occidental sur la question israélo-palestinienne. Le prétendu « ordre international fondé sur des règles » est d'abord mis en échec entre alliés, tandis que les victimes de la violence des colons se trouvent davantage marginalisées dans les jeux de pouvoir politiques.

Dans un contexte de blocus persistant du détroit d'Ormuz, les houthis yéménites, alliés de l'Iran, intensifient davantage leurs pressions sur le détroit de Bab el-Mandeb, une voie navigable mondiale essentielle. Alors que les deux détroits sont simultanément sous pression, le brut Brent a franchi les 106 dollars le baril, et l'incertitude d'approvisionnement à laquelle fait face le marché mondial de l'énergie ne pourra pas être allégée à court terme.

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